Environnement et Transition Énergétique

Accélérer la transition écologique de la vallée en misant sur l’autonomie énergétique, l’économie circulaire et une gestion naturelle des ressources, tout en accompagnant élus, associations et propriétaires vers des pratiques durables.


46 – Projet Cham Lab : Chamonix terre de science

→ Constat : Énormément de chercheurs et de scientifiques vivent dans la vallée, ou viennent l’étudier sans que nous ayons de quelconques retombées de leurs travaux faute de mise en réseau et de lieu dédié à la restitution ainsi qu’à la valorisation. Depuis plus de deux siècles, le massif du Mont-Blanc est un terrain d’expérimentations et d’observations pour les scientifiques du monde entier. Cette spécificité offre de nombreuses opportunités au territoire, allant de la diversification touristique à l’aide à la décision pour les acteurs locaux.

→ Objectif : Faire vivre notre réseau de chercheurs, valoriser cette richesse scientifique et faire de Chamonix le territoire de la transition et un démonstrateur du tourisme de la connaissance grâce au Cham Lab.

→ Mesure : Mettre en œuvre un tourisme réflexif, qui permette à nos visiteurs de s’enrichir tout au long de leur séjour à Chamonix (visites, conférences, rencontres avec les chercheurs, participation à des expérimentations, etc.). Faire revivre un « Festival des Sciences », qui sur 2 ou 3 jours, fasse se rencontrer chercheurs, habitants, jeune public, et visiteurs. Doter le ChamLab d’un lieu permanent, qui propose une partie muséale avec des indicateurs en temps réel permettant une meilleure lecture du territoire, une partie dédiée à l’animation de conférences ou de projections, un café et des salles de travail pour faciliter le travail des chercheurs présents dans la vallée. Valoriser les actions du CREA Mont-Blanc, qui démontre depuis près de 25 ans le bien-fondé des sciences participatives. Faire vivre et travailler avec le Conseil Scientifique de la vallée, créé en 2025, afin d’éclairer les prises de décision des élus. Présenter chaque année aux élus les principales découvertes réalisées dans la vallée et le massif au cours des mois précédents

47 – Former nos élus aux enjeux environnementaux

→ Constat : Changements climatiques, effondrement de la biodiversité, raréfaction des ressources… les enjeux environnementaux doivent être considérées et pris en compte par chaque élu, quels que soient les niveaux de responsabilités et les thématiques traitées.

→ Objectif : Éclairer la prise de décision des élus en matière d’environnement.

→ Mesure : Former les élus et services de la collectivité aux sujet environnementaux/ transition écologique dès le début du mandat et avant l’automne 2026.

48 – Chamonix zéro déchets grâce à l’économie circulaire

→ Constat : en moyenne, chacun de nous produit chaque année plus de 1300kg de déchets ménagers. Ce chiffre ne diminue pas vraiment, malgré tous les efforts de tri et de collecte. Pour progresser, dans une logique d’économie circulaire, il importe de réduire à la source la production de tout ce qui finira en déchet et de mieux valoriser les matières/matériaux pouvant trouver un autre usage.t et le bilan carbone.

→ Objectif : « Chamonix, vallée Zéro déchets »

→ Mesure : Finaliser la seconde ressourcerie au centre de Chamonix, à proximité de la déchèterie, avec un atelier de réparation et une boutique. Mettre en place une « Charte chantier propre », qui lors de grands travaux publics et privés, garantit une meilleure prise en compte des déchets, de l’air, de l’eau, des matériaux, ainsi que le traitement des plantes invasives. Accentuer le soutien à Eco-Trivélo qui collecte les biodéchets auprès des restaurateurs. Réaliser un inventaire participatif des sites où les déchets sont abandonnés.

49 – Favoriser les initiatives environnementales des associations à travers des “Bonus éco-responsables”

→ Constat : Les associations sont nombreuses et très actives à Chamonix. Certaines d’entre elles souhaitent pouvoir davantage s’investir dans la dimension environnementale, un sujet parfois directement ou indirectement lié à leur raison d’être. Actuellement, les critères d’attribution des subventions reposent souvent sur le nombre d’adhérents et la faisabilité du projet, mais sans évaluer son impact écologique. Sans critères clairs, les associations volontaires ne sont pas récompensées pour leurs efforts de durabilité, tandis que les autres n’ont aucune incitation à changer leurs habitudes.

→ Objectif : L’idée est d’utiliser l’argent public comme un accélérateur de bonnes pratiques environnementales.ecycler et réutiliser.

→ Mesure : Favoriser les initiatives environnementales à travers la mise en place d’un bonus éco-responsable aux associations qui intègrent ces enjeux à leurs actions. Créer une grille de critères transparents (ex: gestion des déchets, mobilité douce pour les adhérents, circuits courts pour les buvettes) qui valorise les projets à faible impact. Ne pas se contenter de juger, mais aider les associations à s’améliorer en proposant des formations ou des outils (kits de vaisselle réutilisable, aide au covoiturage) pour remplir ces nouveaux critères.

50 – Instaurer des consignes collectives

→ Constat : 35 000 € d’argent public sont dépensés chaque année en barquettes jetables par la cuisine centrale. Il faut réduire les déchets et réinvestir ces sommes dans l’économie circulaire. Beaucoup de commerces ont encore recours à des contenants ou couverts à usage unique.

→ Objectif : S’approcher au maximum de l’objectif « Zéro Déchet » pour la cuisine centrale et nos commerces en éliminant des milliers de barquettes et contenants à usage unique chaque année.

→ Mesure : Passer aux consignes collectives, aux contenants réutilisables (bocaux) pour la cuisine centrale. Le passage aux bocaux ou plats collectifs réutilisables permet un meilleur maintien des saveurs et des qualités nutritionnelles des aliments lors de la liaison chaude ou froide. Accompagner nos commerçants vers une réduction des impacts de la vente à emporter, notamment en étudiant une relance de la consigne élargie à nos restaurateurs.

51 – Accélérer la production d’énergies renouvelables :

→ Constat : Malgré un potentiel naturel immense, la vallée reste largement dépendante des énergies importées. Concernant le photovoltaïque, en altitude, le rayonnement solaire est plus intense et le froid améliore le rendement des panneaux. En vallée, des surfaces aménagées (parkings, toits) sont encore sous-exploitées.
Concernant l’hydroélectricité, un potentiel existe sur les réseaux d’eau et sur quelques torrents qui pourraient être équipés de technologies modernes (micro-turbines) sans dénaturer le paysage, mais le déploiement actuel reste timoré.
Notre vallée possède également un potentiel encore méconnu de production de chaleur avec la géothermie et le solaire thermique. Le besoin de chaleur étant évident en montagne, il est important de réfléchir à la création de réseaux de chaleur mesurés et adaptés.

→ Objectif : accompagner la massification de la production solaire, hydroélectrique, géothermique, valoriser les réseaux existants et réfléchir à la création de réseaux locaux de chaleur.

→ Mesure : Multiplier par 20 l’énergie solaire par l’installation de panneaux photovoltaïques sur les parkings et toitures. Augmenter l’installation de panneaux solaires thermiques. Développer l’hydroélectricité en produisant 10 GWh supplémentaires (Posettes, Favrands, etc.). Utiliser les réseaux d’eau existants, en profitant de la pression naturelle dans les conduites d’eau potable et les réseaux neige pour produire de l’électricité “gratuite” par turbine sans nouvel impact environnemental. Réfléchir à la création de réseaux de chaleur adaptés pour les infrastructures publiques et privées. Déployer le potentiel de géothermie via une meilleure connaissance de la ressource disponible. Étudier la mise en service de Stations de Transfert d’Énergie par Pompage (STEP) pour stocker l’énergie excédentaire et la restituer lors des pics de consommation (le soir en hiver).

52 – Faire de la qualité de l’air une priorité de la vallée :

→ Constat : la vallée emprisonne les polluants, principalement les particules fines issues du chauffage au bois individuel obsolète. La concentration de particules fines (PM2.5 et PM10) a des conséquences directes sur la santé des résidents (problèmes respiratoires, maladies cardiovasculaires), particulièrement chez les enfants et les seniors. Si le transport est souvent pointé du doigt, le chauffage au bois non performant (foyers ouverts, vieux poêles) est l’une des sources majeures de pollution hivernale dans la vallée. Le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) impose des normes strictes, mais leur application sur le terrain et le contrôle de l’efficacité des équipements restent un défi sanitaire et environnemental pour la collectivité.

→ Objectif : Réduire les émissions à la source et transformer une contrainte environnementale en un levier de modernisation de l’habitat chamoniard.

→ Mesure : Organiser le contrôle des cheminées chamoniardes les plus polluantes. Renforcer l’application du PPA, le soutenir et mieux communiquer sur les polluants et leurs origines.

53 – Entretenir nos espaces verts et lutter contre les plantes invasives grâce à l’éco-pâturage

→ Constat : De nombreux « espaces verts » de centre-ville et de fond de vallée nécessitent un entretien régulier. Tout en conservant toutes leurs qualités esthétiques et écologiques, il importe de les traiter en n’ayant plus recours à des moyens mécanisés. De plus, ces espaces offrent des solutions complémentaires aux alpages avant la saison estivale. Les méthodes traditionnelles de gestion des espaces verts ne suffisent plus face à la vigueur des espèces invasives.

→ Objectif : entretenir les espaces verts et naturels de manière non-mécanisée et lutter contre nos plantes invasives

→ Mesure : Déployer l’éco-pâturage en utilisant les animaux comme des alliés écologiques pour réguler la végétation invasive sans produits chimiques ni machines. Utiliser des races rustiques de chèvres, de cochons ou de moutons capables de consommer des plantes, affaiblissant ainsi les espèces invasives par un abroutissement répété. Les animaux entretiennent les sols et favorisent le retour d’une prairie diversifiée grâce à leur piétinement et à leur apport en engrais naturel. Faire de la présence animale en ville ou en périphérie un outil de sensibilisation pour les enfants (en lien avec les mesures scolaires) et une animation paisible pour les habitants.

54 – Gérer l’eau de manière innovante

→ Constat : Chamonix est un château d’eau naturel du fait de son environnement de haute montagne et de ses glaciers. Cependant, le réchauffement climatique s’accélère et nécessite de repenser l’utilisation de l’eau sur notre territoire : certains secteurs commencent déjà à manquer d’eau.

→ Objectif : Repenser la gestion de l’eau et garantir une réserve stratégique propice à l’agriculture et à la biodiversité durant les mois secs, aux activités sportives et touristiques quand cela est nécessaire.

→ Mesure : Créer des nappes phréatiques artificielles lorsque le besoin en eau se fait ressentir afin de pérenniser nos agriculteurs et éleveurs dans la vallée, ainsi que nos activités sportives ou touristiques.

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